Page mise à jour le 16/12/2009.
Les conventions collectives sectorielles s’appliquent à tous les employeurs, employés, ouvriers et ouvrières des entreprises ressortissant à la commission paritaire de l’aviation civile (CP 315.02).
Ce condensé ne reprend évidemment pas tous les détails des conventions négociées au sein de la commission paritaire précitée. Pour plus de renseignements à ce sujet, n’hésitez pas à contacter vos délégués, votre secrétaire régional ou l’un des bureaux de la MWB-FGTB.
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Le revenu mensuel minimum garanti ainsi que les salaires et traitements effectivement liquidés sont liés à l'indice des prix à la consommation (l'indice santé).
L’indice des prix à la consommation est déterminé dans la convention collective de travail du 10 mai 1978 relative à la liaison des traitements et salaires à l’indice des prix à la consommation, conclue au sein de la sous-commission paritaire des compagnies aériennes autres que la SABENA.
Des éco-chèques seront attribués pour une valeur de 250 € à chaque travailleur en service au premier janvier 2009 ou embauché après cette date.
Ces éco-chèques seront également octroyés au 1er janvier de chaque année suivante, moyennant un accord au sein de la sous-commission paritaire pour juin 2010.
Moyennant une convention collective de travail conclue dans les entreprises avec délégation syndicale avant le 1/12/2009, d’autres modalités peuvent être fixées.
Un revenu minimum mensuel moyen de 1 454,92 €, lié à l’indice des prix à la consommation, est garanti depuis le 1er janvier 2008 pour tous les travailleurs qui effectuent des prestations de travail à temps plein.
Ce salaire minimum sera augmenté de 2 % au 1er janvier 2010 et s’élèvera à 1543,97 €.
Les travailleurs ont droit à un chèque repas par jour de travail effectivement presté d’une valeur faciale minimale de 6 €. L’intervention de l’employeur dans le coût du chèque repas est de 4,91 € et celle du travailleur doit être au moins de 1,09 €.
Le travail en horaires variables en équipes successives est en équipes de jour et équipes de nuit :
Chaque régime du temps de travail, faisant partie du travail en horaires variables en équipes successives, et qui commence au plus tôt à 7h30 ou qui se termine au plus tard avant 19h30, est considéré comme un régime du temps de travail « normal » et n’ouvre le droit à aucune prime.
Les travailleurs qui effectuent un travail en équipes de jour ou en équipes de nuit bénéficient des majorations de salaires suivantes :
Si 2/3 des prestations de travail sont effectuées en horaires variables en équipes successives, une majoration de salaire pour travail en horaires variables en équipes successives sera payée pour la totalité des prestations de travail.
Dans le cadre du trajet domicile-travail et pour ce qui concerne le transport organisé par la SNCB, l'intervention des employeurs dans les frais d'une carte de train 2ème classe est fixée à 80 % du prix de revient. Le reliquat de 20 % est suppléé par les pouvoirs publics, de sorte que le travailleur puisse faire gratuitement le déplacement entre son domicile et le lieu de travail.
L’intervention dans les frais de transport privé est limitée à un parcours égal ou supérieur à 5 km et inférieur ou égal à 50 km (trajet simple). Cette intervention est calculée comme si la distance est effectué par chemin de fer, et est égale en moyenne à 60% du prix de la carte de train de la SNCB en 2ème classe, pour un nombre de kilomètres correspondants. L’intervention dans les frais de transport est cumulable avec celle pour le transport en commun.
Cette intervention dans le prix du transport privé est octroyée aux travailleurs qui bénéficient d’une rémunération brute annuelle égale ou inférieure à 40.273,36 euros, liée à l’indice des prix à la consommation.
Les employeurs qui organisent certains types de formations en faveur des groupes de travailleurs dits "à risques" peuvent bénéficier d’une intervention financière à condition notamment qu’ils établissent un plan de formation devant être approuvé par le comité de gestion du fonds de sécurité d’existence.
Il y a lieu d'entendre par « groupes à risque » :
La formation en entreprise doit s'effectuer dans le respect des dispositions suivantes :
Les formations autres que professionnelles propres à l’entreprise sont exclues (par exemple les séances d’information, l’accueil de nouveaux collaborateurs, les briefings,…).
- Tant l'entreprise que les salariés ou leurs représentants peuvent proposer des initiatives en matière de formation et d'acquisition de compétences professionnelles complémentaires;
- La participation des travailleurs à une formation ne doit pas être discriminatoire ou entraîner des désavantages, par exemple pour ce qui est du salaire, de la garantie de l'emploi, de dépenses liées à la formation;
- La formation et l'acquisition de compétences doivent être utiles dans des entreprises comparables;
- La formation sera dispensée pendant les heures de travail ;
Toute formation en entreprise doit être organisée au sein de l'entreprise ou sur le territoire belge.
Le droit au crédit-temps peut être exercé pendant maximum trois ans sur toute la carrière professionnelle.
Lorsque dans l'entreprise ou service au total plus de 5 % de l’effectif total des travailleurs exercent ou exerceront simultanément leur droit au crédit-temps, à la diminution de carrière, ou à la réduction des prestations de travail à mi-temps un mécanisme de préférence et de planification des absences est appliqué afin d'assurer la continuité de l’organisation du travail. Ce seuil peut être augmenté par convention collective d’entreprise. Les entreprises qui employaient un seuil plus élevé avant le 1er juin 2009 peuvent le conserver.
Les travailleurs âgés de 50 ans ou plus ne sont pas pris en compte dans le calcul de ce seuil de 5 %.
A cela s’ajoute la disposition légale concernant l’interruption de carrière pour le congé parental, les soins palliatifs et l’assistance médicale à un proche gravement malade. Celle-ci tombe en dehors du régime susmentionné.
Les CCT prépension existantes ont été prolongées:
Notez que le paiement de l’indemnité complémentaire est maintenu en cas de reprise de travail chez un autre employeur ou comme indépendant.
Dans les entreprises occupant 20 travailleurs ou moins, lorsque la procédure relative aux licenciements collectifs n’est pas applicable, qui ont l’intention de licencier simultanément 3 travailleurs ou plus pour des raisons économiques ou techniques, il y a lieu de respecter la procédure qui suit :
En cas de non respect de cette procédure, une indemnité complémentaire de licenciement correspondant à 3 mois de salaire sera due.
Par dérogation à la convention collective de travail n° 82, le travailleur âgé de 40 ans au moins au moment de son licenciement a droit à une procédure de reclassement professionnel devant respecter les modalités et exigences fixées par la convention collective de travail n° 82 du Conseil national du Travail.
Cependant, ce droit n’est pas accordé au travailleur lorsqu'il ne compte pas au moins un an d'ancienneté ininterrompue au sein de l’entreprise, lorsque congé est donné pour faute grave ou en cas de prépension.
Les travailleurs occupés dans le cadre d’un contrat de travail a durée déterminée ou pour un travail nettement défini ne peuvent bénéficier de cette procédure d’outplacement.
Le droit n’est plus accordé à partir du moment où le travailleur peut demander la pension de retraite.
L'aide au reclassement recouvre l'ensemble des services et des conseils d’orientation qui sont fournis individuellement ou en groupe par un tiers pour compte d'un employeur, afin de permettre à un travailleur de retrouver lui-même et le plus rapidement possible un emploi auprès d'un nouvel employeur ou de développer une activité professionnelle en tant qu'indépendant.
Notez que le reclassement professionnel peut être organisé par une cellule de reconversion dépendant de la région wallonne. Le conseil d'entreprise détermine quel bureau d'outplacement se verra confier la mission d'outplacement lorsque cette mission concerne un nombre de travailleurs :
La décision du conseil d'entreprise est prise selon une procédure spécifique, à savoir le vote à double majorité. Cette double majorité consiste d'une part en une majorité des voix émises par la délégation patronale et d'autre part en une majorité des voix émises par la délégation du personnel.
L'employeur peut bénéficier d'une intervention forfaitaire dans les frais de procédure de reclassement professionnel à charge du Fonds de sécurité d'existence des compagnies aériennes autres que la SABENA de 500 euros par dossier.
Remarque : lorsque la loi prévoit des dispositions plus favorables, cette dernière prime sur la CCT sectorielle. Ainsi, par exemple, dans le cadre d’un licenciement collectif, l’employeur doit mettre en place une cellule pour l’emploi et le reclassement professionnel devient une obligation pour tous les travailleurs licenciés quelque soit leur âge sauf dérogations particulières.
Depuis le 1er janvier 2004, tous les jours de carence sont payés par l’employeur.
Tous les ouvriers du secteur ont droit au minimum à:
Ces jours sont payés sur base du salaire normal.
Voici un aperçu des indemnités FSE :
En application de la loi du 19 juin 2009 portant dispositions diverses en matière d’emploi pendant la crise, une convention collective de travail portant des mesures « anti-crise » a été conclue le 1er juillet 2009 au sein de la CP 315.02.
Cette convention collective a une durée de validité limitée. En effet, elle sera appliquée jusqu’au 1er janvier 2010 (sauf prolongation possible jusqu’au 30 juin 2010 au plus tard sur avis du Conseil national du Travail).
Brièvement, en cas de problèmes liés au volume de travail, les entreprises du secteur pourront utiliser une ou plusieurs des 3 mesures « anti-crise » reprises dans la loi précitée, à savoir :
A titre supplétif et sauf dérogation convenue dans une convention collective de travail conclue au niveau de l’entreprise, l’employé soumis au régime temporaire et collectif de suspension totale ou partielle de l’exécution du contrat de travail, suite à l’article 22§7 de la loi du 19 juin 2009 ainsi que l’ouvrier ou (l’ouvrière) mis en chômage économique recevra un complément de 9,40 € par jour de chômage à charge de l’employeur.
En outre, le travailleur (la travailleuse) recevra 0,94 € à charge de l’employeur :
Par « jour », il y a lieu d’entendre chaque jour pour lequel l’Office national de l’Emploi paie au travailleur une allocation de chômage.
Le montant imposable de l’allocation mensuelle de crise majorée des indemnités octroyées ne peut dépasser 100% du salaire mensuel brut imposable.
Par salaire mensuel, il y a lieu d’entendre le salaire mensuel de base augmenté des primes dont la périodicité ne dépasse pas le mois, et qui sont proratisées en fonction des absences non-payées. Il n’est pas tenu compte des réductions du salaire mensuel liées à l’application, dans l’entreprise, d’autres mesures anticrise.
En cas d’occupation à temps partiel, les indemnités seront octroyées de manière à ce que l’employé à temps partiel reçoive un montant brut imposable mensuel qui devra rester proportionnel à ce dont pourrait bénéficier un employé à temps plein.
Remarque : un travailleur ayant eu recours à la mesure de crédit-temps entre le 25 décembre 2008 et le 25 juin 2009, pourra demander de bénéficier du régime de réduction individuelle et temporaire des prestations pour faire face à la crise en remplacement du crédit temps, pour autant que l’entreprise fasse application de ce régime.