Solidariteit van de Belgische, Franse en Italiaanse metallo's met de werknemers van Electro-Motive Diesel Canada

Nieuws van 14/02/2012.

De vakbonden van Caterpillar België (Gosselies) ACV-CSC METEA, BBTK, LBC, van Caterpillar Frankrijk (Grenoble-Echirolles-Rantigny) CGT, CFDT en van Italië (Mecktrack, Jesi) FIOM-CGIL, willen hun totale solidariteit betuigen met de werknemers van Electro-Motive Diesel Canada, slachtoffers van de chantage-en lock-outstrategie (bedrijfssluiting) gevoerd door de groep Caterpillar Inc.

Le groupe Caterpillar s'est porté acquéreur d’Electro Motive Diesel en août 2010 en rachetant l'entreprise pour 820 millions de dollars aux fonds de pensions Greenbriar Equity Group et Berkshire Partners (peu connu pour leurs valeurs sociales).

Pourtant, peu de temps avant les fêtes de fin d'année, la multinationale a annoncé aux salariés que s’ils n'acceptaient pas une compression de leur salaire de 50% (soit de 35$ à 16,5$ de l'heure), la suppression de leur plan de retraite (pas de retraite publique au Canada), la réduction du taux de rémunération des heures supplémentaires, la compression de leur couverture de santé, des quatre jours fériés payés et des congés annuels, ainsi que d'autres prestations, le groupe fermerait l'entreprise purement et simplement.   Face à cette stratégie de rentabilité exacerbée du groupe Caterpillar, que nous subissons également de notre côté à plus ou moins grande échelle, nous ne pouvons que soutenir les salariés d'EMD, et nos collègues du CAW (syndicat Canadien de l'automobile), qui à 98% se sont mis en grève suite à cette ignoble annonce.

La seule réponse du groupe Caterpillar, suite au puissant mouvement de grève, a été de « lock-outer » l'entreprise en fermant purement et simplement le site de production et en coupant court à toute négociation.

Il s'agit bien là des méthodes de l'oligarchie financière qui n'a que faire de ses responsabilités sociales vis-à-vis des salariés, de leur famille, ainsi que de leurs représentants syndicaux, alors même que le groupe a bénéficié de fonds publics issus des impôts de ces mêmes travailleurs (à ce titre, le syndicat américain a déposé une plainte auprès du gouvernement pour infraction à la loi sur l'investissement du Canada)

Le groupe n'ayant d’ailleurs jamais caché son intention de délocaliser la production dans un Etat plus conciliant où les organisations syndicales n'existent pas (ou ne sont pas représentées). Le groupe subit la foudre du TCA qui l'accuse de n'avoir jamais souhaité soutenir la production de locomotives au Canada mais d'avoir racheté l’entreprise uniquement pour mettre la main sur certaines avancées technologiques afin de les utiliser ensuite dans ses usines américaines.

Plus d’un mois après l'annonce et les fortes mobilisations des salariés et du peuple canadien, Caterpillar s'entête toujours dans le refus de négocier et de rouvrir l'entreprise, pire le groupe annonce la fermeture du site, et ce, malgré un chiffre d'affaire record en 2011, des prévisions indécentes pour 2012 et une hausse des salaires des dirigeants (la dernière rémunération annuelle totale du PDG de la compagnie, Doug Oberhelman, valait 10,5 millions de dollars, le double de l'année précédente !!!!)

Nos organisations syndicales réaffirment leur soutien total aux salariés qui défendent l'outil industriel, leur emploi et leurs acquis devant l'appétit sans fin des financiers. Nos élus interviendront dans les comités d'entreprises et lors du comité d'entreprise européen de février, rejoints, nous l'espérons, par l’ensemble de nos collègues syndicalistes européens, pour faire entendre la voix des salariés qui en ont assez de subir la concurrence qu'ils nous imposent.

ACV-CSC METEAGosselies  - FGTB Gosselies - SETCA Gosselies  - CNE Gosselies - CGT CMR Rantigny - CGT Caterpillar France SAS - CFDT Caterpillar - FIOM-CGIL Mecktrack-Jesi