Seules les forces de gauche peuvent faire avancer le monde du travail et préserver nos acquis.
Edito de Antonio Di Santo, 4/06/2009.
Camarades,
Dans quelques jours, nous serons appelés aux bureaux de vote. Acte obligatoire dans notre pays et dont l’importance ne peut échapper à tout citoyen et qui plus est à tout militant syndical.
Je ne m’étendrai pas sur la chance que nous avons de pouvoir émettre notre avis et de faire vivre vaille que vaille une démocratie même imparfaite. Notre quotidien serait encore bien pire s’il était sous le joug d’une dictature.
Il est vrai que notre déception est énorme envers ce monde politique qui est resté largement sourd à nos revendications mais qui n’a pas manqué de se précipiter pour, à coup de milliards d’euros, sauver des banques qui avaient perdu tout sens de leurs responsabilités.
Alors que faire ? J’en appelle à votre conscience politique. Les défis n’ont jamais été si importants et comme je le rappelais le premier mai, notre horizon n’a jamais paru aussi plombé et les perspectives parfois aussi catastrophiques.
Interrogeons-nous bien sur notre pouvoir d’action. Ecartons de prime abord toute dérive populiste et le discours simpliste de l’extrême droite. N’hésitons pas à repousser les partis tentés par les manifestes trop proches de la droite. Souvenez-vous de la brève lune de miel entre Rudy Aernoudt et le président du MR. Celui-ci estimait très fréquentable un personnage qui voyait en tout wallon ou tout chômeur un paresseux irrécupérable. Rappelons-nous des actions des libéraux : une réforme fiscale surtout favorable aux gros revenus, un combat indécent pour les pensions des indépendants, le rejet automatique de mesures de nature à augmenter le pouvoir d’achat comme l’abaissement du taux de TVA sur l’énergie, une brochette de propositions visant à mettre à mal notre sécurité sociale, etc.
Alors dans l’isoloir, soyons cohérents : seules les forces de gauche peuvent faire avancer le monde du travail et préserver nos acquis. Envoyons un signal clair !
La Région et l’Europe ne prospéreront qu’avec un ancrage progressiste et au travers des partis plaçant le travailleur au centre de leurs revendications !
Ne nous trompons pas de cible le 7 juin ! Pensons à voter utile !
Antonio Di Santo, Président de la FGTB Métal Hainaut-Namur